logo EvaluationEntreprise.net
evaluation d'entreprise : le sommaire
methodes d'évaluation d'entreprise
analyse financiere
transcation et prix
lexique financier
images evaluation entreprise

La méthode des comparables



L'approche analogique ou méthode de valorisation par les comparables permet d'apprécier la valeur de marché d'une entreprise en fonction de ses principales références sectorielles, boursières et transactionnelles. Celles qui seraient en fait utilisées comme référence par des investisseurs potentiels.
Elle connaît un franc succès dans le contexte actuel puisque de nombreuses entreprises concurrentes fusionnent ou concluent des alliances notamment en prenant des participations croisées. En effet comme l'explique Jean-Baptiste Tournier Directeur Général du cabinet d'avocats Freshfields-Bruckhaus-Deringer et co-auteur de « Evaluation d'entreprise » (Eyrolles) : « Une entreprise qui rachète un concurrent connaît bien le marché et a une bonne visibilité de l'avenir ». On comprend mieux les raisons du succès de la méthode dans le cadre d'évaluation d'entreprises concurrentes ayant une optique de fusion ou d'alliance. Dans ce cas l'acquéreur potentiel sait qu'une entreprise se négocie à une valeur qui est égale à X fois un de ses soldes de gestion. Tel que le (CA) Chiffre d'affaire, L'(EBE) excédent brut d'exploitation, le (REX) résultat d'exploitation ou le (RN) résultat net. Ce multiple est appelé « coefficient multiplicateur sectoriel ».
Mais quelles sont les entreprises réellement comparables ? Quels multiples sont à privilégier ?

Principe de la méthode :
La méthode des comparable est fondée sur le prix auquel des sociétés comparables sont négociées sur le marché. Des multiples ou coefficients multiplicateurs sectoriels sont calculés à partir de chiffres clés extraits d'un échantillon de sociétés comparables que l'on applique à la société à valoriser. L'approche analogique se réfère aux prix du marché en considérant que celui-ci est efficient et que les prix pratiqués sont représentatifs de la valeur de la société qu'ils représentent (principe de la théorie de l'efficience). On peut calculer le multiple à partir d'un prix de cession. Il prend la forme P/ REX ou PV/ REX pour le multiple du Résultat d'Exploitation (Prix de Vente/ Résultat d'Exploitation). Mais pour constituer un panel plus large les sociétés cotées utilisent comme référence la valeur d'entreprise « VE ».
La méthode vise donc à valoriser l'entreprise sur la base de multiples de valorisation observés sur les marchés, au travers de sociétés comparables ou dans le cadre de transactions récentes sur le secteur considéré. C'est-à-dire :
- Cessions
- Introduction en bourse
- Fusions acquisitions
Des établissements sont spécialisés dans le recensement d'information. Et pour faciliter la constitution d'un benchmark (panel) pertinent, il est possible de se procurer auprès de ces sociétés des données statistiques. Bloomberg recense les sociétés cotées dans le monde et offre une plateforme d'information complète telle que des documents officiels ou des informations financières. Investext ou Multex Global Estimâtes rassemblent des rapports de brokers (analyses) sur la majorité des sociétés cotées.
Mais lorsque l'on souhaite évaluer une PME non cotée, comment peut-on constituer son panel représentatif et pertinent ?
Il y a deux possibilités en fait. La première, constituer un échantillon de sociétés comparables à partir d'entreprises cotées en bourse. La deuxième consiste à le constituer à partir de récentes cessions de PME / PMI. On apprécie la comparabilité d'une société en général par la taille de son effectif, celle de son ÇA, son activité et sa structure financière. En terme d'évaluation, on considère qu'on échantillon est représentatif lorsqu'il est constitué d'au moins 10 sociétés.
Ensuite, il advient de se demander quelles sont les caractéristiques propres à chaque multiple pour pouvoir sélectionner ou au contraire écarter les moins pertinents selon le contexte.
Le choix des multiples
Le choix des agrégats à utiliser dépend des spécificités de la société à évaluer par rapport à celles constituant l'échantillon. Certains multiples facilitent la comparabilité. Voici les multiples les plus utilisés, ainsi que les avantages et inconvénient qu'ils présentent.
-Le multiple de Chiffre d'Affaires PI ÇA ou EV/ SALES
Ce multiple approche la valeur de l'entreprise par sa part de marché, appréhendée par le montant de ses ventes indépendamment de sa structure financière ou de sa rentabilité.
Ce multiple n'est pertinent que si les deux sociétés présentent des rentabilités d'exploitation, un rythme de croissance et une dimension opérationnelle comparables. Il n'est en fait fiable que sur des branches d'activité où l'avantage concurrentiel ne se base que sur la taille du ÇA. Ce qui est rare.
-Le multiple de l'EBE (EBITDA1 fl EBE ou P/ EBITDA
II met en évidence le profit généré par l'activité indépendamment des conditions de son financement (les charges financières), des contraintes fiscales (impôts et taxes), du renouvellement de l'outil d'exploitation (amortissements) et des risques (provisions). Ce multiple est donc « exportable » puisque indépendant de la fiscalité nationale et indépendant des décisions de gestion des dirigeants. C'est le multiple privilégié par la communauté financière.
-Le multiple P/ REX ou P/ EBIT
Ce multiple nécessite plus d'ajustements que celui de l'EBIT. En effet, il subit l'influence des choix de gestion de la gouvernance relatifs aux éléments financiers, à la politique d'amortissement de l'entreprise notamment le choix d'appliquer ou non les nouvelles normes comptables.
-Le multiple fl FP
C'est le multiple des fonds propres, il valorise l'entreprise à un multiple de ses capitaux propres.
-Le multiple du résultat Net P/ E ou Priée Earning Ratio
Le multiple de résultat net reflète la valorisation que le marché attribue à la capacité de l'entreprise à générer des profits.
Résultat prévu : il est en général égal à la moyenne des derniers résultats courants connus et si possibles sur des résultats prévisionnels. Ce qui permet d'anticiper d'éventuelles évolutions conjoncturelles et d'aboutir à un résultat plus probant.
C'est le multiple le plus populaire, bien qu'il soit moins fiable que le multiple d'EBIT (REX) ou d'EBITDA (EBE). Il est le multiple qui nécessite le plus d'ajustements. On peut lui faire les mêmes reproches qu'au multiple du REX, mais il subit aussi l'impact des disparités d'imposition. De plus, II n'est pas pertinent pour les entreprises dégageant peu de profit. Ce qui est le cas des entreprises en phase de croissance.
Il doit essentiellement sa popularité à sa facilité d'utilisation, de compréhension et à son lien étroit avec l'éventuelle distribution de dividende.
Conclusion sur la méthode des comparables :
L'importance de l'approche analogique de marché est visible lorsque l'on analyse les pratiques retenues par les analystes boursiers. Une enquête de 2007 réalisée sur les entreprises non financières du SBF 120 montre les tendances suivantes. Les entreprises financières sont exclues car il leur est préférable la méthode patrimoniale de valorisation, elles auraient faussé l'analyse.
Certes, le contexte est spécifique au marché boursier mais l'analyse montre une préférence très marquée pour l'évaluation par la méthode des comparables et le DCF.
En fait ce qui explique le succès de la méthode est son « pragmatisme ». Cette capacité à rapprocher la valorisation du prix probable de cession. Elle est fréquemment utilisée pour confronter des résultats obtenus par la méthode des flux de trésorerie ou d'autres méthodes. Et devrait gagner en popularité en Europe grâce à la standardisation progressive liée d'une part à l'adoption de l'euro, d'autre part à celle des normes IAS/IFRS, mais aussi grâce au rapprochement des bourses à travers l'Europe.
L'adoption des normes comptables améliore la comparabilité, accroît la transparence et réduit la nécessité d'ajuster les états financiers (tableaux de flux, tableaux de financement, soldes intermédiaires de gestion). L'entrée en vigueur de l'euro facilite également la comparabilité, et réduit les inexactitudes dues aux conversions des données financières d'une monnaie à l'autre. Enfin, le regroupement de bourses nationales (Euronext par exemple) facilite la recherche de sociétés comparables et l'établissement de statistiques.

EVALUATION EN LIGNE


evaluation d'industrie
Evaluez votre entreprise en 10mn grâce à notre outil en ligne. Affinez cette évaluation par une analyse plus approfondie par nos experts...



MAXIMISER LA VALEUR


optimiser la valeur d'une entreprise Nos conseils pour accroitre la valeur de votre entreprise... En savoir plus


Plan du site
Méthodes d'évaluation
Diagnostic préliminaire
Méthode patrimoniale et le Goodwill
Méthode des flux de trésorerie actualisés
Méthode des comparables
Analyse financière
Outils d'aide à l'analyse financière
Lexique financier
La transaction
De la valeur au prix
Limites de méthodes
Limites de la méthode des comparables
Limites de la méthode des flux de tresorerie

Economies d'énergie | Gestion de budget | Fiches de révision | Calcul de consommation électrique | Calcul de consommation d'essence | Calcul de mensualité de crédit | Acheter ou faire construire ? | Devenir propriétaire ou rester locataire ? | Calcul de la date d'ovulation et d'accouchement | Le diagnostic performance énergétique | La dette et le budget de la france